Sources & références
La Méthode P-A-A s’appuie sur des sources institutionnelles et des études scientifiques. Voici les principales références citées sur le site et dans le guide.
Plomb, placenta et cordon ombilical
Une étude publiée dans International Journal of Hygiene and Environmental Health a mesuré le plomb, le cadmium et le mercure dans le sang maternel, le sang du cordon ombilical et le placenta de 1 578 femmes.
Résultat : le plomb était détecté dans tous les sangs maternels, tous les sangs de cordon, et dans 96 % des placentas.
Référence : Al-Saleh I. et al. « Heavy metals (lead, cadmium and mercury) in maternal, cord blood and placenta of healthy women. » International Journal of Hygiene and Environmental Health, 2011.
Polluants environnementaux chez les femmes enceintes françaises
Santé publique France a publié les résultats du volet périnatal du programme national de biosurveillance, mené au sein de la cohorte Elfe.
Cette étude s’appuie sur 4 145 femmes enceintes ayant accouché en France continentale en 2011. Les polluants étudiés incluent notamment le bisphénol A, les phtalates, les pesticides, les dioxines, les PCB, les retardateurs de flamme et les composés perfluorés, aussi appelés PFAS.
Dans le rapport détaillé, les PFAS ont été dosés dans un sous-échantillon de 277 femmes enceintes. Chez toutes les femmes dosées, au moins un composé perfluoré était présent à un niveau quantifiable.
Référence : Santé publique France. « Imprégnation des femmes enceintes par les polluants de l’environnement en France en 2011. Volet périnatal du programme national de biosurveillance mis en œuvre au sein de la cohorte Elfe. Tome 1 : polluants organiques. » 2017.
Polluants du quotidien et voies d’exposition
Ameli rappelle que les polluants de la maison sont présents dans les aliments, plastiques de cuisine, parfums, bougies, produits ménagers, produits d’hygiène/maquillage, meubles/textiles, et qu’ils pénètrent par respiration, alimentation ou contact avec la peau ; Ameli cite aussi bisphénol A, phtalates, pesticides, PFAS, retardateurs de flamme et triclosan, avec des effets possibles sur fertilité, développement du fœtus, troubles neurodéveloppementaux, hormonaux ou immunitaires.
Pour le passage mère-enfant : la FDA/EPA recommande aux femmes enceintes de choisir des poissons plus faibles en mercure, justement parce que la grossesse est une fenêtre sensible pour le développement cérébral ; des données récentes rapportent des PFAS dans le sang de cordon, et une étude publiée dans Toxicological Sciences a retrouvé des microplastiques dans 62 placentas analysés, mais l’effet exact des microplastiques sur la santé reste encore à préciser.
Ouvrages de référence
- Notre poison quotidien — Marie-Monique Robin
- Le livre anti-toxique — Dr Laurent Chevallier
Ces références sont fournies à titre d’information générale et ne remplacent pas un avis médical, un diagnostic ou un suivi de grossesse.